Open Source : quels sont les logiciels libres recommandés par l’État en 2019 ?

le classement SILL 2019 Open source 24 Mai

Depuis 2012, l’État publie un tableau qui répertorie les logiciels Open Source à conseiller au sein de ses différents ministères sous forme d’un socle interministériel du logiciel libre (SILL). L’objectif est de développer les systèmes d’informations tout en réalisant d’importantes économies. La liste de 2019 est disponible… en voici les grandes lignes !

Bref aperçu du SILL

Présenté comme un référentiel des solutions libres recommandées par l’État, le SILL est le fruit du travail de trois groupes distincts :

  • le groupe MIMO, pour les outils bureautiques ;
  • le groupe MIMDEV, pour les outils de développement ;
  • le groupe MIMPROD, pour les outils de mise en production.

L’édition 2019 du classement, sortie avec un peu de retard par rapport à celle de l’année précédente, est disponible sous les formats PDF, ODF, CSV et HTML. Son contenu est également publié sous licence ouverte 2.

Le SILL recommande Mozilla Firefox pour naviguer sur le web

Parmi tous les environnements de développement Open Source existants, la version 2019 du SILL recommande l’usage de Visual Studio Code, Eclipse, Acceleo et OpenJDK. Git est conseillé pour la gestion du code source, Npm pour la gestion des paquets Node.js et Maven pour la gestion du cycle de vie des projets. Concernant les serveurs d’application, Tomcat et Serveur NodeJS sont les deux heureux élus de cette année.

Pour les bases de données relationnelles et NoSQL, ce sont MariaDB, PostgreSQL, H2, PostGIS et MongoDB qui sont privilégiés par l’État. Pour le traitement de texte et la bureautique, seuls Notepad++ et Libreoffice ont reçu les faveurs du SILL. Et pour naviguer sur le web, c’est bel et bien Mozilla Firefox qui a été choisi. Pour la recherche sur internet, l’État privilégie Qwant, plus respectueux de la vie privée des internautes. Dans un autre registre, le choix de l’État s’est porté sur KVM et Docker pour la gestion des applications dans les conteneurs logiciels, Kubernetes pour l’orchestration, Drupal pour la gestion de contenu web, Filezilla pour le transfert de fichiers FTP, Serveur NodeJS, Squach TA, Selenium Server et Selenium ID pour l’automatisation des tests web et enfin Chromium pour les tests sur les navigateurs.

Pour les étudiants de l’Open Source, ce classement est l’occasion d’identifier les outils les plus plébiscités par l’État et le secteur public afin d’étoffer leur profil et répondre favorablement aux demandes du marché de l’emploi.