Kaspersky « libère » son code source pour regagner la confiance des gouvernements

le code open source de kapersky 26 Avr

Le gouvernement américain a porté en 2017 des accusations virulentes contre l’antivirus russe Kaspersky qui aurait divulgué des informations sensibles à Moscou. Certes, la difficulté à prouver ces allégations a conforté la crédibilité de la firme, mais son comité directoire, présidé par Eugène Kaspersky, a jugé bon de faire un pas en avant afin d’améliorer l’image de son progiciel aux yeux des instances politiques mondiales, en rendant libre son code source !

Kaspersky « libère » son code et invite d’autres firmes à suivre ses pas

Si elles souhaitent gagner la confiance des gouvernements, les entreprises de la tech doivent soumettre les codes sources de leurs logiciels à l’inspection du grand public. C’est l’idée formulée par Eugène Kaspersky, PDG du célèbre groupe du même nom, spécialisé dans la cybersécurité. Dans son rapport, il précise par ailleurs que les compagnies de haute technologie doivent suivre l’exemple de son groupe en ouvrant des « centres de transparence », autorisant non seulement les pouvoirs exécutifs, mais aussi les particuliers à revoir le code et lever ainsi tout soupçon quant à la perméabilité de leurs solutions. C’est d’ailleurs exactement ce qu’a fait le géant chinois des télécommunications, Huawei, qui a habilité les autorités britanniques et allemandes à examiner ses systèmes et à passer ses appareils au peigne fin. Dans un entretien accordé au portail ZDNet, M. Kaspersky s’est dit disposé à ouvrir d’autres centres de transparence à Madrid et en Asie du Sud-Est, notamment à Singapour et en Malaisie.

Par cette initiative, le célèbre antivirus entend redorer son blason

Le fait de dévoiler son code source est un choix stratégique pour Kaspersky, qui a dû répondre activement aux fausses informations formulées à son encontre. En effet, l’année dernière, l’entreprise a été boycottée par le législateur de l’Union européenne, privée de son contrat avec Europol, puis s’est vue interdire ses produits sur l’ensemble du territoire fédéral américain. Huawei n’est guère mieux placé, puisque la marque a également été soupçonnée d’espionnage en faveur des autorités chinoises, ce qui l’a amenée à suivre l’exemple de l’antivirus moscovite en rendant son code Open Source.

Ces initiatives, initiées par deux géants internationaux des nouvelles technologies, montrent à quel point l’enjeu de l’open source est capital pour maintenir la crédibilité et l’intégrité des marques… une belle opportunité pour les étudiants de l’Open Source School ! Vous aussi, découvrez nos formations et concrétisez votre projet professionnel !