La DARPA annonce une machine de vote open source !

La machine de vote open source 19 Avr

Les machines à voter sont vulnérables et les législateurs s’efforcent de mettre au point un système hautement sécurisé en vue de sécuriser les votes et les résultats. C’est dans ce contexte que la Defense Advanced Research Projects Agency (DARPA) a lancé un projet de développement d’un système de vote open source d’une valeur estimée à 10 millions de dollars pour empêcher les personnes malveillantes de compromettre le processus électoral et permettre aux électeurs de vérifier si leurs votes ont correctement été enregistrés.

Quelle sera la différence entre les machines de vote Open Source et les machines actuellement utilisées ?

Contrairement aux systèmes de vote actuels qui sont composés de logiciels privés et brevetés, le nouveau dispositif est entièrement open source. En effet, la DARPA mobilise ses techniques avancées de conception et de sécurité afin de proposer une machine ultra-sécurisée et intuitive, permettant même aux électeurs d’avoir les résultats au lieu de se fier uniquement au personnel électoral. Pour s’assurer que son nouveau-né est bien ultra-fiable (au vu des enjeux), la DARPA compte le mettre au défi du Def Con Voting Village, où des chercheurs et des pirates informatiques, en collaboration avec plusieurs équipes universitaires, pourront tester son imperméabilité.

Cet appareil sera conçu par Galois, une entreprise de l’Oregon qui est un sous-traitant du gouvernement. La firme a déjà de l’expérience dans la conception de systèmes sécuritaires, notamment dans les services de sécurité. Notons qu’une fois la version finale disponible, Galois prévoit de mettre l’intégralité du code source de sa solution à la disposition d’autres concepteurs de machines à voter, gratuitement.

Comment fonctionnera cette nouvelle machine open source ?

La machine électorale développée par Galois est équipée d’un écran tactile pour voter. Une fois que l’électeur aura exercé son droit de vote, il recevra un bulletin en papier marqué du choix qu’il a fait et qui est soumis à un scanner optique pour le décompte. Une fois les élections terminées, les chiffres sont téléchargés sur un site web. Ce processus apporte de la transparence au système électoral qui repose en grande partie sur les fonctionnaires électoraux.

Ce projet ambitieux nous rappelle encore une fois que l’open source est loin de se cantonner à la tech au web. Il investit désormais les domaines de la science, de la culture et de la politique, multipliant les débouchés des lauréats de l’Open Source School qui propose des formations d’excellence en la matière !