Enquête : le pourcentage de codes open source dans les applications propriétaires ne cesse d’augmenter

codes open source dans les applis propriétaires 31 Mai

Le nombre de composants open source dans le code base des applications propriétaires poursuit sa progression, comme l’a montré un rapport récent du cabinet d’audit Black Duck On-Demand. Le point avec OSS !

L’utilisation des logiciels libres omniprésente dans tous les secteurs d’activité

Après avoir examiné les constatations tirées des données anonymes de plus de 1 100 bases de données commerciales vérifiées en 2017 par le cabinet d’audit, le rapport révèle les conclusions suivantes :

  • 96 % des applications scannées contiennent des composants open source, avec une moyenne de 257 composants par application ;
  • Le pourcentage moyen d’open source dans les codes de base des applications scannées est passé de 36% l’an dernier à 57% aujourd’hui, ce qui suggère qu’un grand nombre d’applications contiennent maintenant beaucoup plus de codes open source que des codes propriétaires.

« Aujourd’hui, l’utilisation des logiciels libres est omniprésente dans tous les secteurs d’activité et ils sont utilisés par des organisations de toutes tailles. Les raisons sont simples : l’open source réduit les coûts de développement, accélère la mise sur le marché et l’innovation et la productivité des développeurs « , ont noté les analystes du Synopsys Center for Open Source Research & Innovation (COSRI).

Toujours selon le même rapport, certains composants open source sont si importants pour les développeurs qu’ils se retrouvent dans une part significative des applications. Cette année, Bootstrap, une boîte à outils open source pour le développement en HTML, CSS et JavaScript, était présent dans 40% des applications scannées, suivie de près par jQuery, avec 36% des applications incluant l’open source.

Toutefois, lorsque l’on évoque les logiciels libres, on ne peut s’empêcher de penser à leur vulnérabilité face aux cyber-attaques.

L’open source et la cyber-sécurité

L’open source n’est ni plus ni moins sûr que le code propriétaire, ont noté les analystes, à la différence qu’il exige l’attention de l’utilisateur qui doit suivre les éventuelles vulnérabilités et enclencher les mises à jour qui s’imposent (modèle de « support pull »). En définitive, et en fonction des changements dans les codes de base, le programme de sécurité des applications d’une organisation doit évoluer pour continuer à être efficace.

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