La lettre de soutien au logiciel libre de l’Adullact et l’Aful

les logiciels libres 17 Avr

L’Adullact et l’Aful, deux associations qui œuvrent pour la promotion du logiciel libre, ont adressé, le 14 mars, une lettre ouverte à Françoise Nyssen, la ministre de la Culture, pour « alerter les pouvoirs publics sur la place de la création libre dans l’écosystème national, au regard des futures dispositions législatives françaises et européennes. ». Les signataires de ce courrier, à savoir Franck Macrez (Aful) et Frédéric Duflot (Adullact), par ailleurs représentants au Conseil supérieur de la propriété littéraire et artistique, ne mâchent pas leurs mots, en abordant les « défiances » auxquelles l’univers du logiciel libre est confronté. Les détails !

L’intérêt du logiciel libre reconnu depuis plus de 15 ans

Dans cette lettre ouverte, l’Adullact et l’Aful soulignent que « depuis près de quinze ans, les autorités publiques reconnaissent l’intérêt du logiciel libre et des formats libres », dans la mesure où ces derniers permettent à l’Etat et aux collectivités territoriales de « conserver une liberté de choix quant à leurs fournisseurs », à un moment où le traitement de données, data, IA, et autres nouvelles technologies rythment le quotidien des institutions et des entreprises. Ce constat rend « indispensable un renforcement de la transparence des plateformes, des logiciels et des algorithmes, pour assurer la neutralité de traitement d’une personne ou d’une organisation ».

Les deux associations estiment également dans leur lettre ouverte que les logiciels libres, forts de leurs nombreux atouts, « constituent un outil de confiance essentiel à la cybersécurité de l’industrie française et à la souveraineté numérique du pays ». C’est la raison pour laquelle la Cour des comptes a reconnu dernièrement « le lien évident entre la protection de la souveraineté nationale et l’utilisation de logiciels libres ».

Une défiance persistante ?

Malgré les nombreux succès réalisés durant les vingt dernières années, le logiciel libre continue de susciter la défiance, souligne l’Adullact et l’Aful, « notamment des industries culturelles ». Pour les deux associations, « il est temps que le droit d’auteur […] prenne en compte les priorités gouvernementales ainsi que la réalité économique et technique », pour qu’il ne soit plus « un frein à l’expression culturelle libre ».

Et d’ajouter que « les réglementations nationales et européennes en la matière sont appelées également à prendre en compte la création libre by design », tout en appelant le ministère de la Culture à marquer « sa confiance » et assurer « la promotion de cette création ».

Enfin, ces deux associations de promotion de la création libre, appellent le Conseil supérieur de la propriété littéraire et artistique et le Ministère de la Culture à développer « un plan de soutien à la création libre » et à s’assurer de « l’innocuité des futures dispositions législatives nationales et européennes sur la création libre ».

Le mouvement du logiciel libre et la filière open source vous passionnent ? Découvrez les formations dispensées par l’OSS, l’école de référence du logiciel libre en France !