L’intérêt du logiciel libre reconnu par la Cour des comptes

logiciel libre reconnu par l'état 30 Mar

Le logiciel propriétaire occupe (encore) une place prépondérante dans les différentes institutions publiques. Néanmoins, le logiciel libre ne cesse de gagner du terrain, fort des résultats probants obtenus tout au long des deux dernières décennies. En France également, le logiciel libre est soutenu par plusieurs initiatives. Citons par exemple le socle interministériel de logiciels libres qui répertorie les programmes recommandés par l’Etat ! Enfin, la Cour des comptes a reconnu, dans son rapport annuel 2018, l’intérêt du logiciel libre, décrit comme un « puissant facteur d’efficience et d’influence » et une réponse à l’« enjeu de sécurité et de souveraineté ». Les détails !

Un atout de modernisation du numérique de l’Etat

Dans l’article 16 de la loi du 7 octobre 2016 pour une République numérique, les administrations sont appelées à encourager « l’utilisation des logiciels libres et des formats ouverts lors du développement, de l’achat ou de l’utilisation, de tout ou partie, de ces systèmes d’information ». La Cour des comptes, « l’institution supérieure de contrôle chargée de vérifier l’emploi des fonds publics et de sanctionner les manquements à leur bon usage », estime que le fait de recourir au logiciel libre est un moyen « d’amplifier la modernisation numérique de l’État ». Et d’expliquer que « l’identification et la correction d’erreurs [sont] amplifiées par le nombre d’utilisateurs et le caractère public des relevés d’erreurs ». Pour cette institution, « le partage de développements libres apparaît désormais comme un puissant facteur d’efficience et d’influence », dans la mesure où « il permet d’étendre la portée des mutualisations au-delà de la seule sphère de l’État », contrairement aux solutions propriétaires.

Que reproche-t-on aux logiciels propriétaires ?

Ces derniers n’offrent pas assez de transparence concernant le code source, qui demeure la chasse gardée de l’éditeur ! L’utilisateur n’a donc aucune certitude quant à la nature des tâches exécutées par les programmes installés sur un parc informatique. Dès lors, le logiciel libre s’impose comme une solution d’asseoir la souveraineté de l’état sur l’ensemble de son parc informatique et éviter toute ingérence externe ou subtilisation d’informations par une entité étrangère à des fins d’espionnage !

Décidément le logiciel libre a le vent en poupe et ne manquera pas d’ouvrir de nouvelles opportunités professionnelles aux passionnés d’informatique, de web et de digital. L’Open Source School, l’école de référence du logiciel libre en France, propose un programme de formation qui constitue une excellente porte d’entrée à la filière !