Le Socle Interministériel de Logiciels Libres 2018

l'état et les logiciels libres 08 Mar

Depuis 2014, l’Etat recommande annuellement à ses administrations une liste de logiciels libres, le Socle Interministériel de Logiciels Libres (SILL), établie sous le contrôle de la Direction Interministérielle du Numérique et du Système d’Information et de Communication (DINSIC). Si l’édition 2018 apporte son lot de nouveautés, elle reste tout de même assez semblable à celle de l’année précédente. Son objectif ? Uniformiser efficacement les systèmes d’informations des administrations. Découvrons en détail le cru SILL 2018.

Les recommandations de l’Etat pour ses administrations

Avec de nombreuses similitudes à celui de 2017, le SILL 2018 offre un peu de répit aux DSI, ces derniers n’ayant pas besoin de revoir leur copie concernant les programmes installés sur les postes utilisateurs. En effet, depuis la circulaire Ayrault en 2012, les administrations sont amenées à suivre les orientations fixées par les pouvoirs publics au travers d’une liste de programmes qu’il convient d’utiliser.

Un large panel de secteur est concernée par ces recommandations, avec, entre autres, la sécurité, l’espace utilisateur et canal, les données et contenu, les équipements matériels, les opérations, la conception et développement, l’orchestration et logique métier, les composants logiciels, le système et visualisation, ou encore l’intégration et échanges. Les agents de l’Etat peuvent ainsi avoir accès à diverses fonctionnalités comme la gestion de mot de passe, le chiffrement des disques, la lecture simple de fichiers PDF, l’environnement de développement, les caches web, les serveurs de messagerie ou d’impression, etc…

Des arrivées et des départs

Le SILL 2018 offre donc quelques différences par rapport à celle de l’année 2017. Notons ainsi quelques disparitions de logiciels libres, comme CloneZilla, logiciel de clonage et de partition de disque, UltraCopier, ou encore CoreOS. A contrario, certains font leur entrée à l’instar de l’extension Qwant pour Firefox, Spring Boot (aide au développement pour les applis Web), Visual Studio Code (environnement de développement), ainsi que PDF Sam Basic (outil de fusion, extraction, découpage de fichiers PDF).

Le logiciel libre dans l’administration a encore de beaux jours devant lui. Selon la Cour des Comptes, il offre en effet des avantages non négligeables, en termes économiques ou d’évolution. Toutefois, le SILL préconise une certaine polyvalence, précisant ainsi qu’il convient  d’œuvrer pour « une efficacité globale, en dehors de tout dogmatisme, pour […] permettre de choisir entre les différentes solutions, libres, éditeurs ou mixtes ».

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