Eelo, le smartphone libre respectueux des données personnelles

eelo 19 Jan

Loin d’être découragé par l’échec des projets de Firefox et Ubuntu pour la création d’un smartphone libre, Gaël Duval envisage de se lancer dans cette aventure en mettant au point un smartphone libre baptisé Eelo. Duval officie désormais dans un accélérateur de startups en Normandie pour la concrétisation de ce projet qui se veut communautaire et garant de la liberté des utilisateurs et de la sécurité de leurs données personnelles. Les détails !

50 000 euros levés en deux semaines

Eelo repose sur un système respectueux des données personnelles des utilisateurs, contrairement au modèle économique de Google, Apple, ou Facebook. Ceux-ci accaparent la plupart des services de stockage en ligne, des réseaux sociaux ou des mails et collectent les données des utilisateurs à des fins commerciales. Dans une interview à Ouest-France.fr, Gaël Duval estime que si rien n’est fait pour donner le choix aux utilisateurs, ceux-ci peuvent « devenir des esclaves numériques ». Et d’ajouter que « Si vous entrez dans un écosystème comme celui d’Apple ou de Google, toutes vos photos et vos données iront chez eux, ce qui contribue à créer des « profils d’utilisateurs ». […]Plus globalement, cela représente un danger pour la démocratie. ». Le projet n’est qu’au stade du prototype, mais suscite visiblement l’engouement, puisqu’en l’espace de deux semaines, l’entrepreneur a réussi à récolter plus de 50 000 euros, alors que l’objectif initial était limité à 25 000 euros.

Des logiciels open source pour le contenu

Duval travaille avec un graphiste brésilien et un développeur sur l’interface en se basant sur un dérivé d’Android. Pour le contenu, l’équipe utilise des logiciels open source qu’il va falloir assembler par la suite pour en faire un système cohérent et agréable à utiliser. Ce téléphone doit être accessible au grand public en 2019 à des prix ne dépassant pas les 500 euros pour la version haut de gamme, sans pour autant être obligé de le remplacer au bout de deux ans en raison de l’obsolescence programmée. Gaël Duval souhaite proposer « des stockages et des options par défaut sur le téléphone, mais en laissant l’utilisateur libre de pouvoir choisir autre chose. Il y aura aussi un répertoire d’applications sur lequel on pourra attribuer une note à ces dernières, et choisir ou non de les installer. Pour autant, on ne va pas révolutionner l’usage : ce que l’on trouve aujourd’hui sur les smartphones, c’est ce que le grand public attend. ». Notons enfin qu’Eelo n’est pas une start-up mais un projet à but non lucratif.

Vous aussi vous pouvez rejoindre la filière open source et prendre part à des projets ambitieux en suivant la formation en 3 ans proposée par l’OSS, l’école de référence du logiciel libre en France.