Rennes se débarrasse d’Outlook au profit d’un logiciel libre

Rennes se débarrasse d’Outlook au profit d’un logiciel libre 29 Sep

La ville de Rennes est en passe d’opérer un tournant radical en choisissant de remplacer définitivement les services de messagerie de Microsoft (Outlook), utilisés par les 6 000 employés de la mairie, par un logiciel libre. A l’heure actuelle, le logiciel Zimbra semble bien parti pour être le remplaçant d’Outlook. Les détails…

Plus de fonctionnalités à un coût moindre

La métropole bretonne compte tirer plein avantage de cette décision. Primo, le recours à un logiciel libre offrira aux employés de la ville une plus grande marge de manœuvre, contrairement aux fonctions limitées offertes par Outlook. Deuxio, un logiciel libre coûtera beaucoup moins cher à la ville comparé au prix à payer pour avoir le droit d’utiliser les services du géant de Redmond.

C’est cette dernière raison qui a été invoquée par les responsables de la mairie nantaise, bien avant leurs homologues rennais, pour justifier leur décision de ne pas renouveler le contrat auprès de Microsoft. Il faut noter cependant que la mairie de Rennes murissait cette décision depuis deux ans, à l’approche de l’échéance d’un contrat de 700 000 euros liant la ville à Microsoft.

Rennes espère économiser 1 million d’euros

Finalement, la mairie de Rennes a décidé de ne pas reconduire le contrat, et pour cause. « Nous allons économiser 500 000 euros en boulant Microsoft », a déclaré Matthieu Theurier, représentant du groupe écologiste à Rennes. Cette décision prend des airs de revanche. En effet, Laurent Hamon, conseiller municipal délégué aux usages du numérique, a dénoncé « l’évasion fiscale » pratiquée par le géant américain dans l’Hexagone en soulignant que « Le fisc réclame plus de 600 millions d’euros à la filiale française de Microsoft ».

Les ennuis de Microsoft sont d’ailleurs loin de s’arrêter là, puisque la mairie de Rennes n’écarte pas la possibilité de mettre sur la touche des dizaines d’autres logiciels édités par le géant américain. Cette démarche sera étudiée dès 2018. « Nous savons déjà que nous pourrons économiser au moins un million d’euros. Nantes l’a fait et a gagné 1,5 million », renchérit Laurent Hamon. Affaire à suivre !

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