Vers un système de vote open source à San Francisco

vote open source 15 Sep

San Francisco, la capitale de l’Etat de Californie, s’apprête à devenir le premier gouvernement local des Etats-Unis à adopter un système de vote qui repose sur des logiciels libres. L’idée de passer d’une technologie propriétaire à un code source ouvert murit depuis plusieurs années, mais l’Etat semble plus que jamais décidé à franchir le pas. Un budget de 300 000 dollars US a d’ailleurs été alloué à l’étude de ce projet et un rapport prévisionnel détaillé sur les éventuelles retombées de l’adoption d’un système de vote open source sur la ville est en préparation. Les détails !

Des élections plus transparentes grâce à l’open source

Les partisans de ce système affirment qu’il permettra au gouvernement local d’organiser des élections avec un niveau sans précédent de contrôle, de transparence et de sécurité. En effet, les systèmes de vote open source peuvent être constamment évalués et améliorés par des développeurs pour être parfaitement opérationnels le jour de l’élection. L’engouement pour ce concept innovant s’est confirmé après l’élection présidentielle de 2016 qui n’a pas manqué de soulever quelques interrogations. Contrairement aux fournisseurs d’équipements de vote électronique qui ne laissent filtrer que très peu de détails sur le fonctionnement de leurs machines et qui facturent de surcroît toute modification apportée à leur logiciel, les solutions libres, permettent aux pouvoirs publics de mieux comprendre et ajuster le dépouillement des votes. Cette décision, si elle venait à être approuvée, permettrait à l’Etat de Californie de garantir sa souveraineté numérique.

L’open source pour rationaliser les coûts

Les gouvernements locaux des Etats-Unis pourraient notamment réaliser d’importantes économies tout en réduisant leur dépendance vis-à-vis des éditeurs de logiciels propriétaires. Notons que depuis 11 ans, San Francisco dépense en moyenne deux millions de dollars par année pour s’équiper en matériel de vote qu’elle achète à Dominion Voting Systems. Cette année encore, la ville a renouvelé son contrat avec le même fournisseur jusqu’en 2018 pour 2,3 millions de dollars.

Chris Jerdonek, président de la Commission électorale de San Francisco et président du Comité consultatif technique sur le système de vote open source, estime pour sa part que l’open-source donnerait à la ville l’occasion de dire : « Nous voulons faire un petit changement et nous sommes libres de le faire ! ».

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