5 projets open source phares dans l’IoT

les projets open source phares dans l’IoT 13 Juil

Le secteur de l’Internet des Objets est certes assez fragmenté mais fait l’objet d’une constante évolution. L’open source prend tout son sens dans ce contexte, notamment en matière d’interopérabilité. En effet, les entreprises ne souhaitent pas lier l’avenir de l’IoT (Internet of Things) à une plateforme propriétaire qui peut disparaître d’un jour à l’autre ou devenir difficile à personnaliser et à interconnecter. C’est la raison pour laquelle les projets IoT fleurissent un peu partout dans le monde et sont en train de constituer des systèmes connectés open source autour de la Linux Foundation. Voici 5 projets importants pour le développement de ces systèmes.

#1 – EdgeX Foundry

EdgeX FoundryTM crée un cadre ouvert commun pour l’IoT industriel. La plate-forme lancée en 2017 encourage la communauté en plein essor des fournisseurs de solutions IoT à travailler ensemble dans un écosystème de composants interopérables afin d’accélérer le temps de commercialisation et de faciliter le déploiement. En permettant l’utilisation de normes de connectivité existantes avec un marché de valeur de développeur interopérable, les solutions IoT peuvent être développées et déployées avec plusieurs applications possibles. EdgeX FoundryTM est axé autour d’un objectif commun, à savoir la simplification et la normalisation des architectures informatiques multi-niveau sur le marché industriel IoT et l’augmentation de la valeur ajoutée de tout l’écosystème. De gros industriels ont pris part à ce projet comme AMD, Dell/EMC et VMware, ainsi que des éditeurs de systèmes d’exploitation comme Canonical et Linaro, mais également des entreprises de taille moindre, notamment des firmes qui optent pour le cloud pour leur gestion informatique.

#2 – Projet Zephyr

La Fondation Linux a lancé Zephyr en 2016. Il s’agit d’un nouveau système d’exploitation qui permet aux périphériques de l’Internet des Objets de communiquer entre eux avec le même protocole. Zephyr propose un système d’exploitation évolutif, personnalisable, sécurisé et qui peut être utilisé sur plusieurs architectures. Il permet ainsi de braver les limitations des différents écosystèmes utilisés actuellement dans ce domaine. Intel y contribue en tant que membre Platinum, ainsi que Linaro, NXP Semiconductors et Synopsis, la société de design d’automatisation électronique.

#3 – Dronecode

Comme son nom l’indique, ce projet qui a vu le jour en 2014 concerne les drones et a pour objectif de créer une plateforme de développement open source commune pour centraliser et mettre à disposition le code de différents programmes pour drones. Ce projet collaboratif englobe deux projets déjà utilisés dans le secteur, à savoir ArduPilot qui est un logiciel de supervision des performances (APM) de programmation de drones et PX4, logiciel destiné à créer un système de pilotage automatique. Les principaux participants à ce projet sont l’entreprise américaine 3D Robotics et l’entreprise chinoise Yuneec International, toutes les deux spécialisées dans les systèmes motorisés sans pilote. Intel et Qualcomm y prennent également part.

#4 – Automotive-Grade Linux (AGL)

Initié en 2012, ce projet réunit de grands constructeurs automobiles dont la plupart sont japonais comme Mazda, Suzuki, Toyota, Honda et Nissan, en plus du géant américain Ford, mais également de nombreuses entreprises technologiques, des opérateurs télécom, des fabricants de puces et des leaders mondiaux de l’électronique comme LG, Samsung et Panasonic. L’AGL a pour objectif de créer une norme commune à tous les objets connectés relatifs au secteur automobile, de la télématique aux équipements de bord en passant par la diffusion en streaming de vidéos sur les écrans installés à l’arrière des véhicules.

#5 -Projet Yocto

Initié en 2010, le projet Yocto est aujourd’hui la référence en matière de création de distribution Linux embarquée. Il est donc fréquemment utilisé car porté par les leaders de l’industrie du matériel et du logiciel dont Intel, Mentor Graphics, TI, NXP/Freescale ou Wind River. Il s’agit concrètement d’un outil modulaire qui fonctionne en couches logicielles. Ces dernières peuvent être assemblées pour répondre à des besoins spécifiques en matière de cible matérielle, d’interfaces homme/machine ou d’applications métier.